13 juin 2020

CEUX DE LA FORET.


CDLF

 

A tous ceux qui aiment les histoires simples, les gens simples, les romans qui ne se perdent pas dans une intrigue destinée à égarer le lecteur, cette évocation d'un coin de campagne niché au creux du Massif Central, immédiatement après la Grande Guerre, laissera le souvenir d'un vrai bon moment de lecture.

Une vallée, une montagne, une forêt, une rivière, des hameaux à peine identifiés... une poignée de villageois qui se connaissent et se fréquentent depuis toujours... et mènent une existence simple, dure, mais amicale.

Jusqu'au jour où une usine s'implante dans la vallée et, avec elle, tous les ingrédients de la gangrène : l'envie, la duperie de l'imagination, les apparences trompeuses, l'attrait du clinquant...

La tragédie prépare son lit, le drame ne saurait tarder...

Un roman bien différent des policiers auxquels Charles Exbrayat nous a habitués, mais toujours avec cette maîtrise digne des plus grands.

C EX


 

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06 janvier 2014

ON L'APPELAIT MAMIE.


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La mise au monde annoncée est prévue le 08 janvier 2014. Dès le 11, je le présenterai au Salon du Livre de Liévin.

Mon sixième bouquin, en un peu moins de quatre ans, je me dis quelquefois que je n'ai pas chômé. Et à chaque fois un genre complètement différent, pour ne pas écrire deux fois le même bouquin :

                   - Sorti de l'ombre.             Suspense. Un huis clos dans les nuits du Musée du Louvre.

                   - D'herbe et de paille.        Recueil de nouvelles.  18 tranches de vie étonnantes.

                   - Ici la terre.                      Roman du terroir. Des jardiniers sur la terre du Nord.

                   - Au secours des Ch'tis.     Collection "jeunesse". Un détective privé, en Avesnois.

                   - Je marche donc je suis.   Six millions de pas, sur les chemins de Compostelle.

                   - On l'appelait mamie.         Un polar. Un vrai. Crimes en Avesnois, à Obrechies.

Je suis content parce que les cinq premiers ont bien "marché", comme on dit. Plusieurs titres, épuisés, ont été réimprimés, et le seront encore. Donc il n'en reste pas des centaines, tristement invendus,  au fond des librairies ou des armoires. Non, pas du tout, c'est tout à fait le contraire et c'est tant mieux.

Content aussi, et peut-être surtout, parce qu'au cours de ces quatre années, dans des dizaines et des dizaines d'endroits, des centaines de lecteurs m'ont répété sur tous les tons combien ils avaient aimé tel ou tel titre. Et beaucoup d'entre eux avouaient avoir passé un très bon moment de lecture.

C'est uniquement pour ça que je continue à écrire. Tout le reste - tout le reste -  je m'en fous complètement.

Alors si vous êtes amateurs de polars, n'hésitez pas à vous ruer sur "On l'appelait mamie". Un polar psychologique dont l'action se déroule principalement à Obrechies, petit village de la campagne avesnoise, mais pas seulement... Ca saigne un peu... eh oui... mais pas seulement...

Allez, bonne lecture à tous.


                        

 

 

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13 mars 2013

AU FOND DES PETITS PAYS.


A propos des salons, fêtes, festivals du livre, dont le journaliste parlait dans l'article précédent, on peut adopter au moins deux attitudes carrément opposées.

Ainsi, des auteurs s'évertuent, seuls ou par l'intermédiaire de leur éditeur, à se faire inviter dans les manifestations les plus réputées du pays : le salon du livre de Paris, bien sûr, celui de Brive, de Bordeaux, de Cognac pour le polar... sans oublier Bruxelles ou Francfort... Bref, les endroits où, pratiquement, il faut être allé, pour commencer à compter dans le monde de l'écriture.

En 2010, invité par mon éditeur du Sud-Ouest, j'ai participé pendant trois jours pleins, à Bordeaux. Plusieurs milliers de personnes ont défilé, en rangs serrés, en permanence dans au moins une centaine de décibels ! Et donc une difficulté permanente à se faire entendre, à écouter les gens... une vraie galère. J'en suis sorti le dimanche soir la tête complètement explosée, et avec la certitude que j'avais fini de fréquenter ces grands messes du m'as-tu vu.

Depuis, huit fois sur dix je fréquente des salons organisés au fond de petits pays dont, parfois, je n'ai même jamais entendu le nom. Sans rire. Et je pense que c'est bien. Bien sûr aucun ne m'apportera la notoriété d'une présence sur la même photo que Maxime Chattam ou Musso... bien sûr... mais au moins j'y rencontre vraiment des lecteurs, de vrais lecteurs, des gens. Parce que, croyez-le bien, dans les allées de ces petits salons, au plus profond des campagnes, on s'aperçoit tout à coup qu'on a en face de soi un lecteur qui achète et lit près de 150 bouquins par an, et depuis des années. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils savent en parler. Un jour, je dirai peut-être deux mots d'un certain Jean-Jacques... ou d'autres...

Les grandes agglomérations ont bien assez de points de vente auxquels les habitants ont facilement accès. A l'opposé, dans les zones rurales ou peu peuplées, peu ou pas de librairies, de bibliothèques ou de médiathèques, parfois un Bibliobus pour tout un secteur... C'est là qu'à mon avis il faut porter le livre, l'envie de lire, la possibilité des échanges, la présence physique des auteurs. Et combien de fois ai-je été étonné de la qualité de ces manifestations, quelquefois à n'y pas croire...

30 septembre 2012, 8h30, 20 km au sud de Soissons, en rase campagne une barrière coupe la route. A côté, un gars à VTT m'attend, moi ou un autre... Je suis son VTT et il m'emmène ainsi à l'emplacement qui m'est réservé  sous une tente individuelle, pour la journée. J'arrive en fait à la 20eme Fête du Livre de Merlieux-Fouquerolles. 250 habitants à tout casser. Dans la journée, 5000 visiteurs ont arpenté toutes les rues du village... Ces organisateurs-là, des gens du village,  font plus pour la lecture que bien des discours ministériels.

Alors dans cet esprit, je me déplace à Fismes et à Loivre, près de Reims, à la Nuit des Livres d'Esquelbecq, tout au bout des Flandres, à Bois-l'Evêque, à Auxi-le-Château, à Lumbres, à Blangerval-Blangermont (vous savez où c'est ?), à Morbecque, à Chierry, et pourquoi pas à Mareuil-sur-Aÿ... Il est vrai que je participe au show de Bondues, mais aussi à Mareuil-sur-Aÿ.

Tout au long de la journée, je discute - je discute vraiment - avec au moins 150 lecteurs, dans une ambiance toujours fort sympathique. Ces lecteurs-là sont venus pour quelques bouquins, bien sûr, et ils aiment les choisir, mais tous, dans leur attitude, montrent à leur manière qu'ils sont contents que des auteurs, souvent inconnus, soient venus leur parler, chez eux, au pied de leur maison. Alors j'y retourne.


 

 

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