28 octobre 2017

LA QUALITE, PAS LA NOUVEAUTE.


FLUTISTE

 

Avec ce bouquin de Philippe Labro, je profite de l'occasion pour m'élever contre le culte, de plus en plus  présent - de plus en plus ridicule - de la nouveauté. Libraires, bibliothécaires, critiques littéraires, journalistes, organisateurs de salons du livre, lecteurs... ne jurent plus, pour la plupart, que par la dernière nouveauté parue... sans même se préoccuper de savoir si la qualié est au rendez-vous de ce dernier opus.

Avez-vous lu le dernier roman de Machin Chose ? Il est à tomber !

Sans blague ! Peut-être simplement parce qu'il vient de sortir, et que la tendance, la mode, la société du jetable, ont fait du livre un bien de consommation dont la durée de vie, sur les rayons des librairies, n'excède que rarement trois mois !!! Tout juste derrière les légumes frais, le poisson et les yaourts...

Triste !!! D'accord, c'est aussi un commerce. Mais triste, surtout, parce qu'encore trop de lecteurs associent nouveauté et qualité. Ca vient de sortir, donc c'est bien ! Comme si les pires conneries ne commençaient pas par être, elles aussi, des nouveautés !!!

Du coup, ma tête de mule s'interdit toutes les nouveautés, et ne les lira éventuellement qu'après plusieurs années. Avec discernement.

Alors justement, Le flûtiste invisible est paru en 2013. Trois nouvelles prenantes qui donnent à réfléchir sur le thème du hasard, la main de Dieu, le destin, l'aléatoire, le chemin de la vie... dont les orientations peuvent tout à coup changer, pour un grain de sable, un souffle, un rien. Dans Et soudain tout change, Gilles Legardinier ne dit pas autre chose.

Un bon bouquin, bien écrit bien sûr, intelligent jusque dans la moindre nuance. Rare. Et pour grimper encore d'un degré dans la réflexion sur soi, Labro place en exergue cette citation d'Einstein :

                  

"Tout est déterminé par des forces sur lesquelles nous n'exerçons aucun contrôle.

 Cela vaut pour l'insecte autant que pour l'étoile.

 Les êtres humains, les légumes, la poussière cosmique, nous dansons tous au son

 d'une musique mystérieuse, jouée à distance par un flûtiste invisible".

 

Un seul défaut. Majeur. Cet excellent bouquin a déjà quatre ans !!! C'est terrible !!!

 

LABRO


 

LABRO

 

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07 mai 2017

BELLE RENCONTRE.


Extrait  de  La  Voix  Du  Nord, du 06/05/17.

Émilie Legrand, professeure de français au lycée professionnel Pierre-Joseph-Fontaine, s’était donné une mission : passionner sa classe pour un ouvrage. C’est avec J’ai dix ans, mais…, un livre de Pierre Zylawski, qu’elle y est parvenue. Professeur de lettres à la retraite, M. Zylawski occupe son temps à écrire des romans et des nouvelles entre deux salons du livre. C’est à l’un d’entre eux que tous deux se sont rencontrés pour «  réveiller un engouement pour la lecture chez des élèves de lycée pro  ».

Dixième œuvre de la plume de Pierre Zylawski, J’ai dix ans mais… est l’histoire d’un enfant de la région qui, malgré des difficultés sociales, réussit à s’en sortir. Les jeunes lecteurs qui, selon leur professeure, «  ne sont pas vraiment habitués à lire des livres de plus de 300 pages  », ont dévoré ce livre avec enthousiasme. «  Certains ont pu se reconnaître dans l’intrigue, aussi bien dans le parcours du personnage que dans les lieux cités. C’est un aspect très important de la lecture à mes yeux puisque nous étudions une thématique nommée «Se raconter, se construire».  » La lecture de l’œuvre a également été bénéfique d’un point de vue culturel. «  Les élèves attendaient la suite à chaque séance. Plus on lisait de pages, plus les liens intertextuels apparaissaient. À travers certaines lignes, ils ont par exemple découvert ce qu’était Les Fourberies de Scapin. »

Curieux de connaître les origines du livre, c’est en chair et en os que les lycéens ont pu rencontrer l’auteur pour lui poser leurs questions. «  Au lycée, nous avons l’habitude de travailler sur des œuvres classiques dont les auteurs sont morts depuis bien longtemps. Créer un lien avec un auteur et pouvoir échanger avec lui rend d’emblée la lecture plus passionnante  », se réjouit Mme Legrand.

C’est ému que Pierre Zylawski reconnaît n’avoir jamais été aussi bien accueilli. Lui aussi élève avant d’être professeur, il pouvait deviner l’influence de son œuvre, mais il ne s’attendait pas à un tel impact.

 

 

Photo 03

 

 


 

 

 

 

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