22 décembre 2014

DEJA L'HEURE DE LA PUB...


premiere-ainsi sont-ils

De porte en porte.

A chaque fois que j'y pense, parce que j'y pense encore, je me dis à chaque fois que ça n'arrive qu'à moi, et que j'aurais mieux fait, pour ma sérénité, de passer le portail comme tous ceux qui entrent, et de foncer ensuite jusqu'à ce portillon par lequel on accède aux différentes entrées. J'aurais mieux fait, c'est sûr, de regarder ailleurs, sur le pas de la porte, plutôt que de porter un oeil compatissant sur cette dame âgée à la maigreur extrême et qui semblait alors complètement perdue.

Je me souviens fort bien, parce que j'y pense encore, combien elle paraissait fragile, prête à se casser, et surtout à quel point elle était paniquée...

 


 

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19 décembre 2014

UN PEU DE PUB...


Allez, pour une fois, puisque ce recueil de nouvelles je l'ai écrit et conçu de A à Z pratiquement seul, je vais de temps en temps en assurer la publicité... Non pas en vous répétant qu'il est très bien, même si c'est vrai, mais en essayant d'éveiller chez vous l'envie de découvrir quelques-unes de ces 30 histoires.

De temps en temps, je recopierai donc les toutes premières lignes de quelques nouvelles, pour que vous puissiez juger à quel point elles sont différentes, variées, étonnantes... C'est donc parti pour ces incipits :

premiere-ainsi sont-ilsSous son oreiller

- Allez, soeur Jeanne, encore un effort et on rentre !

- Je me demande toujours, mère Dominique, comment vous faites pour rester aussi jeune, aussi alerte, quand je peine à vous suivre. C'est à n'y rien comprendre !

- Le Seigneur, soeur Jeanne, le Seigneur ! La foi ! Qui même en Erythrée déplace les montagnes !

Ainsi s'encourageaient mutuellement, comme très souvent, les deux soeurs missionnaires qui arpentaient les sentiers escarpés des hauts plateaux, ce jour-là à l'ouest d'Addis-Abeba, dans la corne de l'Afrique. Pour le compte de leur orphelinat, elles cherchaient la misère. Ou pire...

 

 

premiere-ainsi sont-ilsTrésor

Enfin, on embarque ! Je commençais vraiment à ne plus y croire ! Je tends à l'hôtesse ma carte d'embarquement pour le vol EGYPTAIR MS 2795, à destination du Caire ; la demoiselle la glisse dans l'appareil qui comptabilise les passagers, me rend le talon qui me revient et je fonce dans le couloir d'accès, en direction de l'avion et du siège 32C qui m'est réservé. Dans cette foule des grands départs,  j'ai fini par croire que jamais on ne partirait.

J'y suis pourtant. Un bonjour à l'équipage qui nous salue à l'entrée de l'appareil et j'avance dans la rangée. Tiens, étrangement, à quelques mètres de moi, à peu près au niveau de mon siège, j'ai vaguement l'impression que des passagers se pressent, obstruent la rangée, cherchent je ne sais quoi...

 

 

premiere-ainsi sont-ilsUn peu de douceur

- C'est pas vrai des galères pareilles ! J'les collectionne aujourd'hui ! J'suis poursuivie par tous les malfaisants de l'enfer, c'est pas possible autrement ! J'en ai marre de cette journée pourrie, complètement pourrie, j'en ai assez supporté depuis c'matin et j'me tire, j'me casse chez Clarisse ! De toute façon, un jour comme aujourd'hui j'vais manquer à personne !

Du haut de ses bientôt seize ans, moulée au mm près dans son jean slim dernière génération brodé de haut en bas de la couture de motifs psychédéliques bizarroïdes, et perchée sur ses boots à talons genre top model à Courchevel, Barbara fuyait le lycée plutôt qu'elle n'en sortait, et elle avait bien du mal à cacher ses larmes aux bataillons de petites pestes toujours à l'affût du malheur des autres, pour s'en réjouir, bien sûr ! Et un jour comme aujourd'hui, dans la tourmente de son jeune esprit malmené par la cascade de problèmes, elle leur aurait volontiers offert de la mort aux rats en dragées, rien que pour les regarder agoniser dans d'atroces souffrances !...

                                                                                                                                                   A bientôt...


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08 mars 2013

AINSI SONT-ILS.


 

 

 

 

Lorsque j'ai proposé, au directeur de l'antenne Canal FM, de créer puis de gérer une émission qui diffuserait mes nouvelles, il est immédiatement allé au-delà de mes espérances.

Il m'a bombardé responsable de cette case, pour un format d'environ 15 minutes, pour éviter d'endormir tout le monde... diffusé le dimanche à 13h05, à partir de septembre 2008. Une quarantaine de diffusions, préenregistrées, de septembre à juin, sous le titre AINSI SONT-ILS. Sous-entendu, les gens...

Donc une série de PORTRAITS EN MOUVEMENT, pourrait-on dire, qui à chaque fois évoquent une TRANCHE DE VIE mettant en scène, la plupart du temps, des HEROS DU QUOTIDIEN. Et ainsi de dimanche en dimanche la galerie de portraits s'étoffe, s'enrichit...

La nouvelle n'est pas racontée, elle est LUE intégralement. Depuis septembre 2010, nous enregistrons à deux voix : la mienne et celle de Anne Szymczak, ou de Geoffrey Deloux, ou de Camille Delcourt. C'est plus agréable pour l'auditeur, je crois. Et depuis, chaque nouvelle est diffusée deux fois par semaine : le mercredi soir, vers 20h30, dans "Le sentier du mercredi", et rediffusée le dimanche à 13h05.

AINSI SONT-ILS  a progresivement trouvé sa place à l'antenne, et s'est constitué un public fidèle.

Aujourd'hui, en mars 2013, nous avons ainsi enregistré 120 nouvelles, pour cette émission. J'ai prévenu la direction de la station que j'arrêtais d'en écrire, parce qu'il y a une fin à tout... et Victor Hugo est mort le 22mai 1885... tout le monde le sait.


 

 

 

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