LRDLV  C'est vrai qu'on n'a pas, tous les ans, le privilège d'assister, en direct, à la naissance d'un maître. Il s'en faut parfois de toute une vie... et alors l'exceptionnel devient proprement miraculeux.

Comme beaucoup, je me suis délecté de son premier roman,"Le Liseur du 6h27". J'en ai dit, ici, tout le bien que j'en pensais. Traduit dans une trentaine de pays, pour un premier bouquin, on a déjà vu pire. Mais quand, dès l'année suivante, on repart pour le même succès, alors là "Chapeau-bas, Maître...".

Pour moi, Didierlaurent c'est une aisance naturelle à raconter une histoire prenante, une langue simple et agréable, des personnages aussi attachants que décalés... au service d'une idée fort originale, pour ne pas dire carrément tombée de la Lune à l'occasion de la dernière éclipse !

Allez, je sors simplement trois personnages du lot : Manelle, jeune aide à domicile, Samuel Dinsky, vieillard incurable mais toujours capable d'une idée folle, et Ambroise, thanatopracteur hyperdoué pour redonner aux morts l'apparence du vivant...

Assaisonnez ces trois à la sauce Didierlaurent, et vous êtes une fois encore au coeur d'un roman tout à fait hors de tous les sentiers battus. Elle est là l'originalité de ce romancier : une idée tellement particulière que personne ne semble l'avoir encore approchée, osée...

Et celle-ci ? Un vieillard condamné, un corbillard, un thanatopracteur, Au Diable Vauvert... Au Nom de Dieu, bonjour le délire !!!