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Quand, en mars, Bertrand-Hugues ABTEY, patron des Editions du Pierregord, publie effectivement Ici la terre, je suis bien loin de me douter que, six mois plus tard montre en mains, sa maison d'édition aura déposé son bilan. Si ce n'est pas là encore une illustration de la fragilité des activités humaines...

Quoi qu'il en soit, parce que j'aime beaucoup ce beau roman accroché à la terre et aux gens qui vivent courbés sur elle, pendant ces six mois je me suis démené aux quatre coins de la région et en Dordogne, pour faire vivre ce bouquin auprès du public le plus large possible. Et en octobre, lorsque le liquidateur judiciaire m'a appris que la totalité du premier tirage était épuisée j'en ai été soulagé : au moins, cette magnifique histoire ne finirait pas sa courte carrière pilonnée en confettis !!!

Moi, il m'en reste une bonne centaine, pour les futurs salons et fêtes du livre, mais si vous le souhaitez je les tiens à votre disposition. Un message sur pierre.zylawski@orange.fr  et, dans les trois jours, vous le recevez par courrier bien emballé. Les frais de port sont pour moi. N'hésitez pas.

Depuis mars, j'ai reçu, par messages ou de vive voix, quantité de témoignages de lecteurs qui ont tous une bonne raison d'avoir aimé ce roman. Voici, en vrac, ce que je ne cesse d'entendre :

  • c'est l'histoire de gens d'ici, sur la terre d'ici. Notre terroir.
  • les trois héros, très âgés, sont hors du commun.
  • ils ne sont pas agriculteurs, mais simples jardiniers. Comme beaucoup d'entre nous.
  • ils ont le sens de la famille, de l'amitié, du partage.
  • ce sont, à leur manière, des érudits qui transmettent le savoir.
  • à la lecture, on apprend quantité de choses, dans des tas de domaines.
  • cette histoire se nourrit de quantité d'arbres.
  • on y croise des contes et légendes pas bêtes du tout.
  • les courtes poésies intercalées enrichissent le récit.
  • on y croise surtout des gens qu'on oubliera difficilement.
  • une histoire attachante, avec des pages parfois très émouvantes.
  • mais personne ne meurt : tout le monde en sort vivant.

J'ajoute que l'on doit la magnifique photo de couverture à une amie, jardinière elle aussi. Pour moi, elle pourrait représenter la voix de la terre  qui s'exprime dans ce roman à travers les voix des différents personnages. Cette photo a déjà arrêté net des centaines de lecteurs... et il a fallu que j'en envoie un exemplaire... au Liban.

                                                                             Les éditeurs que je côtoie savent 

                                                                             que je n'écrirai plus de roman du terroir.

                                                                             Le prochain serait forcément moins bien.

                                                                             Alors non.